Le ministère du Travail publiait hier son "état d'avancement de la prévention du stress professionnel pour près de 1500 entreprises de plus de 1000 salariés". On pouvait alors trouver en ligne sur son site la liste des organisations classées dans les catégories "verte", "orange" ou "rouge" selon leur degré d'avancement dans la mise en oeuvre d'une politique de prévention des risques psychosociaux.
En nous basant sur ces informations, nous avons publié hier sur HOSPIMEDIA la brève suivante (lire ci-dessous), listant les établissements de santé (puisque c'est le sujet qui nous intéresse) selon leur classement.
On peut comprendre qu'en termes d'image, il peut être embarrassant pour une organisation de se voir classée dans la liste rouge ou orange. Le fait est que cette information était hier disponible en ligne et que nous l'avons publiée. Je dis "était", car dans la nuit, le ministère a cru bon de supprimer de son site le détail des listes "orange" et "rouge", ne laissant à disposition des internautes que le détail de la liste "verte".
Version officielle, en résumé, du ministère contacté par HOSPIMEDIA : "nous préférons mettre en valeur les organisations qui réussissent".
Dont acte. Le problème, c'est que nous avons maintenant une information publiée sur notre site, mais dont la source n'est plus accessible.
Résultat, coup de fil ce matin à la rédaction d'un des établissements cité dans notre article comme apparaissant dans la liste rouge.
- Lui : "D'où tenez-vous cette information ?"
- Nous : "Du ministère du Travail"
- Lui : "C'est faux, il n'y a aucune liste orange ou rouge en ligne"
- Nous : "..."
Pas très agréable de se retrouver ainsi en porte-à-faux.
De là à dire que le ministère du Travail a souhaité éviter de faire trop de vagues, certaines organisations - dont le MEDEF - ayant déjà rué dans les brancards quant aux modalités d'élaboration de ces listes, il n'y a qu'un pas. Je trouve pour ma part dommage que le ministère choisisse de ne pas défendre un travail qui pourrait faire avancer les choses dans le domaine de la gestion des ressources humaines.
Nicolas Crestel, rédacteur en chef d'HOSPIMEDIA.
Stress au travail
Le ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville a mis en ligne ce jeudi sur le site Internet Travailler-mieux.gouv.fr un état d'avancement de la prévention du stress professionnel pour près de 1 500 entreprises de plus de 1 000 salariés, mettant notamment l'index sur onze établissements de santé. Le classement comprend trois catégories selon le degré d'avancement dans la mise en œuvre d'une politique de prévention des risques psychosociaux : "vert" pour les entreprises qui ont déclaré avoir signé un accord de fond ou de méthode, "orange" pour celles qui ont effectué une ou plusieurs réunions de négociations, "rouge" pour celles qui n'ont rien entrepris ou n'ont pas répondu au questionnaire du ministère.
Les onze établissements de santé recensés en liste rouge sont : Association hospitalière de Franche-Comté (Saint-Rémy, Haute-Saône), Association hospitalière Sainte-Marie (Chamalières, Puy-de-Dôme), Centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard (Lyon, Rhône), Centre de santé mentale angevin (Angers, Maine-et-Loire), Centre hospitalier intercommunal de la Haute-Saône (Vesoul, Haute-Saône), Centre médico-chirurgical du Mans (Le Mans, Sarthe), Établissements et Fondation Hopale (Berck, Pas-de-Calais), Fondation santé des étudiants de France (Paris), Institut Curie (Paris), Organisation pour la santé et l'accueil (Hauteville-Lompnès, Ain), Union mutualiste de gestion du groupement hospitalier mutualiste de Grenoble (Grenoble, Isère).
À noter également la présence sur la liste rouge de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et de plusieurs caisses départementales ou régionales d'assurance maladie. Enfin, autres entreprises en lien avec la santé listées en rouge: Avenance enseignement et santé, Service hôtelier restaurant établissements personnes âgées et soins (SHERPAS-SODEXO) et Glaxosmithkline (GSK).
Neuf structures de soins sont classées en liste orange : Alpha Santé (Hayange, Moselle), Association hôpital Foch (Suresnes, Hauts-de-Seine), Association hôpital Saint-Joseph (Marseille), Association hospitalière Nord-Artois-Clinique (Hénin-Beaumont, Pas-de-Calais), Établissement français du sang (Saint-Denis), Groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph (Paris), Institut de recherche Pierre-Fabre (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine), Institut Pasteur (Paris), Institut Gustave-Roussy (Villejuif, Val-de-Marne). Sont également listés orange les laboratoires Merck Santé et la Société française de gestion hospitalière.
Enfin, la liste verte comprend cinq établissements de santé : Association hospitalière de Bretagne (Plouguernével, Côtes-d'Armor), Centre hospitalier intercommunal Elbeuf-Louviers-Val-de-Reuil (Saint-Aubin-lès-Elbeuf, Seine-Maritime), Centre hospitalier spécialisé de Montfavet (Avignon), Institut Jean-Paoli et Irène-Calmettes (Marseille). À cela s'ajoutent les laboratoires Merck Sharp & Dohme Chibret (MSD), Novartis-Pharma et Sanofi-Pasteur.
T.Q.
A 18:01 le 10.09.09Le LIEN conteste une nomination au service juridique de l'AP-HP
10.09.09 - 18:01 - HOSPIMEDIALe LIEN, association d'aide aux victimes d'infections contractées dans un hôpital ou une clinique, désapprouve dans un communiqué la nomination de Marjorie Obadia au poste de directrice adjointe des affaires juridiques de l'Assistance publique – hôpitaux de Paris (AP-HP). Cette personne, explique l'association, "arrive à ce poste en position de détachement de l'administration judiciaire, où elle exerçait il y a seulement quelques jours encore comme vice-procureure, chef de section du pôle de santé publique du parquet de Paris". Elle connaissait donc à ce titre les dossiers de patients victimes ayant porté plainte contre divers établissements de santé de Paris. Les risques de conflits d'intérêts ou d'interférence sont donc réels, estime le LIEN, puisque Marjorie Obadia a pu accéder, au parquet, à certains éléments – consultables uniquement par les magistrats – de dossiers dont elle sera désormais partie prenante.
L'AP-HP fait l'objet de plusieurs poursuites pénales, rappelle l'association, évoquant les dossiers des victimes de l'amiante, de la légionellose, et les affaires de Saint-Vincent-de-Paul (décès d'un bébé par erreur de médicament) ou de la Pitié-Salpêtrière (décès d'un patient victime d'une infection nosocomiale en neurochirurgie).
Juridiquement et statutairement, toutefois, l'AP-HP et Marjorie Obadia n'ont rien à se reprocher, rien n'interdisant à un magistrat du parquet de briguer un poste auprès d'une administration publique autre que judiciaire. Le LIEN place la question au niveau de l'éthique et estime que Marjorie Obadia aurait pu choisir un poste dans une région différente de celle où elle a exercé ses fonctions. C'eût été, pour l'association, la seule façon de garantir "l'indispensable neutralité qu'impose un Etat républicain".
De son côté, Jean-Marc Morin, directeur des affaires juridiques à l'AP-HP, contacté par Hospimedia, voit dans cette prise de position du LIEN une "fausse polémique". Le recrutement de Marjorie Obadia a fait l'objet d'une procédure classique, explique-t-il. Elle a été choisie parmi 14 candidats visés par la Chancellerie et remplace à son poste un autre magistrat. La direction des affaires juridiques de l'AP-HP traite par ailleurs de l'ensemble des aspects juridiques, rappelle Jean-Marc Morin. Les questions liées au contentieux représentent près de 25% des dossiers traités, et touchent en très grande majorité au domaine administratif, les affaires de responsabilité médicale et pénales ne concernant que 3% de cette activité. Marjorie Obadia ne se verra en outre jamais confier de dossiers dont elle aurait pu avoir connaissance dans ses précédentes fonctions, insiste Jean-Marc Morin. Ses prérogatives devraient davantage toucher aux relations avec les associations, à l'accès aux soins, au droit des patients et des usagers, aux personnes vulnérables ou à la domanialité, ajoute-t-il.
N.C.
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Comment les médias sociaux font changer le journalisme
Dimanche, octobre 25, 2009By narvicCapucine Cousin (journaliste à L’Entreprise – groupe l’Express-Roularta) relève comment de nouvelles pratiques des journalistes dans les réseaux sociaux sont en train de changer le métier en profondeur.
« Impact de ces ‘nouveaux médias’ (en l’occurrence les blogs, les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook). Ce qui me semble essentiel et assez nouveau est que ces ‘nouveaux media’ changent la chronologie de l’information, et imposent plus de réactivité, de rapidité aux journalistes sous peine d’être dépassés. » [...]
« Autre fait, des journalistes commencent à cultiver leur « auto-marketing » (ou personal branding), et du coup émergent hors-rédaction : que ce soit avec leur fil Twitter perso, ou leur blog… »
via Impacts des médias sociaux sur les médias traditionnels – Miscellanees.net.